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Fortune et infortunes d'une Alliance Française : rencontre avec Alexandro Perez, responsable pédagogique de l'AF de Guadalajara.

 


Quelles sont les caractéristiques de l'Alliance Française de Guadalajara ?
Alexandro Perez : Guadalajara est la seconde ville du Mexique et l'Alliance Française est également la seconde du Mexique ; nous avons déjà deux antennes et nous sommes sur le point d'en ouvrir une troisième, dans un quartier très " chic ". Malheureusement, nous devons faire face aujourd'hui à une terrible concurrence : toutes les universités de Guadalajara ont développé leurs propres centres d'apprentissage linguistique. Cela nous prive d'un important public universitaire. Et nous ne pouvons pas jouer le jeu de la concurrence en diminuant indéfiniment nos tarifs (ils sont déjà très bas) sans mettre en péril notre survie : les cours sont notre principale source de revenus.

Quel rapport entretenez-vous avec les universités ?
AP : Nous sommes en très bons termes aussi bien avec les universités publiques que les universités privées mais nous ne travaillons pas main dans la main avec elles comme cela peut parfois être le cas : l'Alliance Française de Monterrey est ainsi chargée de l'enseignement du français au sein du TEC.

Quel est votre public ?
AP : Notre public est varié ; nos élèves, âgés de 17 à 65 ans, sont essentiellement attirés par le prestige de l'Alliance ; il nous faut donc " jouer cette carte " en permanence et nos campagnes publicitaires, très ciblées, vont dans ce sens. Nous sommes également en train de monter un grand projet de formation linguistique en entreprise. Ce domaine est encore relativement " sauvage " et nous pensons pouvoir nous y implanter de façon avantageuse.

Quel rapport les Mexicains entretiennent-t-ils avec le français ?
AP : Le Mexique a toujours marqué un intérêt particulier pour le français. Pourtant, du fait de la proximité des Etats-Unis, c'est l'anglais qui est la première langue ; le français ne vient qu'en second. Nous faisons notre possible pour faire implanter le français comme langue optionnelle.

En quoi consiste votre rôle de directeur pédagogique ?
AP : Il s'agit essentiellement de choisir les enseignants, de les encadrer et d'organiser les cours. Il me faut également veiller au renouvellement permanent de nos méthodes d'enseignement : nous nous devons d'être toujours à la pointe et nous joignons pour cela nos affaires à ceux des autres alliances : si chacune des Alliances est libre et autonome, il n'en existe pas moins une grande interaction entre les différentes antennes mexicaines. Je reviens ces jours-ci d'un stage de formation à Monterrey au cours duquel nous nous sommes penchés sur les méthodes d'enseignement du français des affaires.

 

Un Monde à penser 2002

 

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