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Rencontre avec César, étudiant à la PUC

 

 

César, comme la majorité des étudiants de la Pontificia Universidade Catolica (la PUC) travaille à mi-temps. Il suit à la PUC les cours du soir en relations internationales. Entretien.

UMAP : Viens-tu du privé ou du public ?
César : Du privé. J'ai étudié toute ma vie dans une école " particulière " catholique.

UMAP : As-tu eu des difficultés pour rentrer à la PUC ?
César : Non, je n'ai même pas eu besoin de suivre, comme beaucoup d'étudiants, les classes préparatoires. En fait, j'ai choisi un cours peu connu, du moins à l'époque, pour lequel il n'y avait pas de concurrence : le cours de relations internationales. A 17 ans, je voulais être diplomate et j'ai suivi des cours de français à l'Alliance Française.

UMAP : En quoi consiste ton cours ?
César : Nous abordons de nombreuses matières qui nous permettent d'appréhender l'économie internationale. L'enjeu est important, car le Brésil a beaucoup de mal à s'ouvrir au monde. Dans le désordre, nous abordons la politique, l'économie, l'histoire, la géographie, le droit international ainsi que la sociologie et l'anthropologie. En fait, notre programme ressemble beaucoup à celui de Science-Po en France. Plusieurs de nos professeurs (les plus âgés) y ont fait leurs études ou y ont même enseigné, comme Reginaldo Mattar et Paulo Sandroni. En outre, chaque année, quelques uns des étudiants de notre cours se rendent à Science-Po en accord d'échange.
Aujourd'hui, le cours a gagné en réputation, ce qui veut dire non seulement que la concurrence est plus grande, mais aussi qu'il coûte plus cher. De 500 reals par mois (185 €), il est passé à 700 (258 €)

UMAP : Le cours a-t-il une vocation purement académique ou bien propose-t-il des applications pratiques ?
César : Le cours en lui-même est très académique, mais les étudiants organisent de leur propre initiative des " simulations " : il s'agit de reproduire les conditions et les débats des conférences de l'ONU ou des rounds de l'OMC. C'est l'université de Harvard qui a eu pour la première fois l'idée de lancer ce type de projets. Mais la participation coûte très cher. Même les simulations organisées par les étudiants de la PUC coûte 100 € pour trois ou quatre jours.

UMAP : As-tu décidé ce que tu allais faire comme métier ?
César : J'ai un peu mis de côté mon ambition de devenir diplomate. Iso-tech (N.D.L.R. : la société dans laquelle il travaille à mi-temps) m'a promis de m'embaucher après mon premier cycle, ce qui est non seulement bien mais très rare au Brésil. Il faut comprendre que le coût des études supérieures oblige la plupart des étudiants à travailler, mais aussi à détourner certaines règles du jeu. Par exemple, j'ai une amie qui veut devenir journaliste, mais elle n'a pas le niveau pour rentrer à l'école de la USP ni l'argent pour rentrer dans une université privée. Elle a donc passé l'examen d'entrée en lettres à la USP, beaucoup plus facile, ce qui lui permet d'avoir un diplôme. Elle n'aura pas de mal à devenir professeur de secondaire… pour payer ses études de journaliste.

UMAP : As-tu le sentiment que beaucoup d'étudiants projettent de créer leur propre entreprise ?
César : Non. Les dernières années ont été très dures pour les petites entreprises : elles ont souffert des efforts que le pays a du faire pour maintenir le Real. Les taux d'intérêt élevés nous empêchent d'emprunter. A chaque fois, la création d'entreprise est plus distante de notre réalité économique. Faire un emprunt, investir… Nous ne sommes pas dans la situation de prendre des risques…

 

©Un Monde à penser 2002

 

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