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L'Université
technique de Berlin
Le
plus grand établissement d'enseignement supérieur
technique en Allemagne
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Située au cœur de Berlin
ouest, à quelques pas de la gare centrale de Zoologischen
Garten, l'Université technique de Berlin (Technishe
Universität Berlin) accueille en grand nombre
des étudiants venus du monde entier - parmi les
30000 étudiants de la TUB, 6000 n'ont pas la nationalité
allemande. Obtenu grâce à une politique de promotion
des échanges instiguée il y a plusieurs décennies,
ce cosmopolitisme trouve ses racines dans l'histoire
de l'établissement depuis la deuxième guerre mondiale.
Créé, sous une forme très
différente, à la fin du 18ème siècle, l'établissement
s'est fait connaître au 19ème siècle puis au début
du 20ème par des inventions qui ont fait date
dans l'histoire des technologies. Le microscope
à électrons et le premier ordinateur programmable
ont été conçus par l'ancêtre de la TUB, le Collège
technique royale. La réputation de l'établissement
en fit une cible privilégiée des fascistes, qui
en prirent le contrôle peu après leur arrivée
au pouvoir en 1933. " Ils n'hésitèrent pas à exclure
tous leurs opposants des postes clés ", explique
Harald Ermel, en charge de la coopération internationale.
" L'université comptait les meilleurs ingénieurs
du pays, notamment dans le domaine très stratégique
des équipements militaires ", poursuit-il.
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Technique mais complète
Considéré comme un bastion nazi,
le Collège Technique Royal, très abîmé après la
prise de Berlin par les alliés, reste fermé jusqu'à
sa réouverture sous contrôle britannique en 1946,
sous la nouvelle appellation de TUB. " Pour éviter
que les futurs ingénieurs puissent être la proie
des totalitarismes, les Britanniques ont tenu
à ce que la TUB devienne une université complète,
dans laquelle chaque étudiant doit faire ses "
humanités " ", précise Harald Ermel. L'imposition
de cours d'histoire ou de philosophie aux étudiants
en sciences exactes n'a été maintenue que jusqu'en
1968 mais les départements de sciences humaines
ont survécu jusqu'à nos jours. " Ces départements
ont une orientation particulière puisqu'ils s'intéressent
en priorité aux aspects techniques, explique un
étudiant en charge du bureau des relations internationales.
En histoire, par exemple, l'accent est mis sur
l'histoire des techniques." De même, selon Rainer
Burgtof, étudiant de 26 ans, " les programmes
de la Faculté de sciences économiques et de management
traitent surtout des aspects économiques d'activités
techniques comme l'électronique. Cependant nous
n'accédons pas qu'à des postes de technicien,
de nombreux diplômés deviennent consultant, "
ajoute-t-il.
Afin de favoriser un esprit d'ouverture
et de tolérance, les Britanniques ont aussi fortement
encouragé les relations avec les universités et
les grandes écoles de l'Ouest de l'Europe. C'est
pourquoi la TUB est aujourd'hui partenaire de
la plupart des plus prestigieuses écoles d'ingénieur
françaises, comme l'Ecole Centrale de Paris ou
l'Ecole Nationale des Ponts et Chaussées. Les
dernières décennies ont ainsi rendu la TUB experte
dans l'art d'accueillir les étudiants étrangers,
qui se montrent satisfaits des services proposés
(apprentissage de l'allemand, offre de petits
boulots, etc) et du niveau des études. " Le service
emploi de l'université m'a trouvé un travail à
temps partiel dans une compagnie d'assurances
", raconte Brihi Khaled, étudiant tunisien en
chimie industrielle, qui estime par ailleurs que
" les professeurs de la TUB sont d'un très bon
niveau. "
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Des
liens étroits avec l'industrie
Après
avoir subi une profonde restructuration ces dernières
années, l'université est divisée en huit facultés*.
Certaines sont à la pointe dans le domaine de
la recherche, notamment grâce à la mise en place
de centres pluridisciplinaires consacrés à des
domaines aussi divers que le traitement biologique
des eaux usagées et la physique quantique. Les
liens tissés avec des grands groupes industriels
allemands ou étrangers ont contribué pour une
large part à l'émergence de ces pôles d'excellence
: Siemens, Bertelsmann et SUN Microsystems, pour
ne citer que les plus connus, participent au financement
des programmes de recherche.
Beaucoup
plus valorisées qu'en France, les études techniques
semblent vraiment avoir toute leur place au sein
des universités allemandes. Les étudiants rencontrés
s'accordent sur la qualité et la valeur de leur
établissement. La plupart, comme Belgin et Martin,
vantent aussi la flexibilité des études à la TUB
et l'agréable ambiance multiculturelle qui y règne.
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Informations complémentaires
et formulaires d'inscription sur le site :
www.tu-berlin.de
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* " Sciences humaines ",
" Mathématiques et sciences naturelles ", " Ingénierie
électrique et informatique ", " Sciences économiques
et management ", " Ingénierie mécanique ", " Ingénierie
civile et géosciences appliquées ", " Architecture,
urbanisme et environnement ", " Sciences des procédés
"
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