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La PUC fait en effet figure d'exception
dans le paysage universitaire brésilien
: c'est la seule université privée
" complète " qui peut rivaliser,
en terme de débouchés professionnelles
et de qualité académique avec les
meilleurs établissements publics. Un symbole
: l'actuel président du Brésil,
Cardoso, est un ancien de la PUC. L'université
catholique créée en 1947 a acquis
une réputation d'excellence, que la situation
cloisonnée du système brésilien
met en valeur parmi les nombreuses universités
privées de niveau médiocre. Mais
le diable est dans le détail : selon les
facultés, la sélectivité
passe de 1 place pour 6 candidats (pour la faculté
d'économie ou celle de médecine)
à 1 place pour 2 pour les sciences sociales,
le journalisme ou la communication.
Ici, comme
dans la plupart des institutions privées
d'enseignement supérieur, on paie le cours
au mois : 350 euros pour le cour de médecine,
le plus réputé, et la moitié
pour celui de droit. La loi de la demande fait
varier le prix d'une année sur l'autre
: " Le cours que j'ai choisi il y a quatre
ans, explique César Vasconcellos, étudiant
à la PUC, celui de relations internationales,
était à l'époque peu connu
: non seulement la concurrence était faible,
mais son prix était bas : 150 euros ; en
quatre ans, le prix est passé à
175 euros, et le nombre d'élèves
est passé de 15 à 50 par classe.
" Conséquence, le niveau social des
étudiants varie sensiblement selon la demande
suscitée par la qualité des différentes
facultés : les étudiants les plus
riches, fils d'entrepreneurs ou de grands propriétaires,
sont en médecine, en droit ou en économie.
Les classes moyennes étudient le journalisme
ou les sciences sociales. Chaque formation a un
prix qui résulte, semble-t-il, directement
du marché.
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