jjjj





|
 |
Une
journée à l'Université
de Gand
|
|
|
|
|
Les
trois universités flamandes les plus
renommées sont celles de Gand, de
Louvain et d'Anvers mais celle de Gand semble
être la plus attractive et le nombre
d'étudiants ne cesse d'ailleurs d'augmenter.
L'université est particulièrement
réputée dans le domaine de
la recherche et son département d'histoire
est très renommé. Nous nous
sommes rendus à Gand vendredi 23
février 2002 et c'est Tom de Smedt
qui nous a reçus et présenté
l'université dans laquelle il est
responsable du service de presse.
|

Tom de Smedt
|
Si
l'université de Louvain la Neuve
est catholique et si l'ULB se réclame
du libre-examinisme, l'université
de Gand est quant à elle une université
pluraliste : aucun critère idéologique,
politique, culturel ou social ne régit
le fonctionnement de l'université.
L'université fondée en 1817
a aujourd'hui signé les accords de
Bologne et se veut résolument tournée
vers l'international. " Les Flandres
sont une petite région et ses habitants
ressentent d'autant plus vivement la nécessité
de parler d'autres langues ; nos universités
mettent donc tout particulièrement
l'accent sur le multilinguisme " explique
Tom de Smedt. Celle de Gand est l'une des
premières à avoir participé
aux programmes Erasmus et Socrates; elle
est également membre du groupe Santender
qui crée des liens privilégiés
entre 45 universités.
|
|
Un atout majeur pour l'université
: Gand
|
 |
Outre
la qualité reconnue de l'enseignement
et de la recherche, c'est la localisation
elle-même de l'université qui
attire les étudiants flamands aussi
bien que les étrangers : la ville de
Gand, en effet, justifierait à elle
seule que l'on choisisse son université.
Malgré d'évidentes difficultés
linguistiques, elle attire chaque année
quelque 1000 étudiants étrangers
venus en majorité d'Espagne, d'Italie
et des Pays-Bas. Le service des relations
internationales n'hésite pas, d'ailleurs,
à miser sur la carte culturelle : lors
des formations spécifiques qui ont
lieu chaque été sous forme de
séminaires, les étrangers sont
initiés à la culture flamande
et guidés dans de nombreuses visites
touristiques. Gand, comme Bruges, rayonne
aujourd'hui encore de son ancienne splendeur.
Au XVIème siècle, grâce
au fructueux commerce du lin, la ville figure
parmi les plus puissantes cités de
l'Europe du nord. Elle s'impose aussi dès
cette époque comme un haut lieu culturel
: L'agneau mystique, merveilleux triptyque
réalisé par les frères
Van Eyck, véritable icône de
la peinture flamande, est exposé dans
la cathédrale gothique de Saint Bavon.
Le charme des canaux et de l'architecture
ne laisse pas d'envožter le promeneur, immédiatement
séduit par la ville rebelle, puisque
c'est ainsi que l'on nomme Gand qui, pour
avoir voulu résister au joug de l'Empereur
Charles V à la fin du XVIème
siècle, a précipité la
fin de son âge d'or. Gand n'a cependant
rien d'une ville poussiéreuse dressée
sur les vestiges d'une puissance révolue.
C'est bel et bien un lieu prospère
et vivant, particulièrement animé
par la présence de l'université.
Les 24 000 étudiants qui se mêlent
aux 225 000 habitants de la ville, créent
une dynamique extrêmement positive,
en termes notamment culturels et sportifs. |
C'est
un somptueux bâtiment qui abrite le
corps administratif de l'université
(photo de gauche), une ancienne abbaye,
en fait, dont les cellules ont été
transformées en bureaux. Nous avons
parcouru, impressionnés, les couloirs
de ce siège universitaire pour le
moins imposant.
|
16
heures, nous avons rendez-vous au Schamper.
Drôle de nom que Tom de Smedt est bien
en peine de traduire. " Ils vous expliqueront
". Schamper , c'est le titre du journal
de l'université et ce nom n'est pas
une onomatopée. C'est à l'origine
le titre d'un livre romantique dont l'histoire
se déroule à Bruges et qui met
en scène la façon dont le pouvoir
officieux (en l'occurrence les bourgeois aisés
de la ville) prend insidieusement la place
du pouvoir officiel (la famille royale, dans
le livre). L'analogie est assez claire mais
le livre est méconnu et le nom du journal
revêt par là un caractère
un peu mythique. Les cinq étudiants
qui nous reçoivent, dans un local typiquement
associatif mais particulièrement propre
et bien rangé, ne sont pas peu fiers
des 27 ans d'existence du Schamper. Une affaire
qui tourne semble-t-il puisque le bi-mensuel
diffusé à 5000 exemplaires fonctionne
de façon complètement autonome
: l'université subventionne l'association
qui se finance par ailleurs en vendant des
pages de publicité. Original à
plus d'un titre, le journal est l'un des premiers
magazines belges à se doter d'un site
Internet et a la particularité d'être
édité par un imprimeur écologique
: sur des feuilles de papier recyclé.
A la fois sérieux et humoristique :
de grands dossiers de fond sur l'enseignement
supérieur côtoient des articles
culturels, des ragots et des Bandes-Dessinées
satiriques - le Schamper, rédigé
par une vingtaine d'étudiants, a su
s'attirer l'amitié de journaux nationaux
qui y piochent parfois des articles pour les
publier dans leurs pages. Le journal de l'université
a décidément de la personnalité
, à l'image de son président
actuel, Simon Desmedt, étudiant en
sciences politiques.
|

Camille
et Hervé avec l'équipe de
la rédaction du Schamper
|
|
|
|