La tradition du libre-examinisme
Aussi, après cinq ans d'études,
les diplômés de Solvay ne sont pas de simples
titulaires d'une licence (belge) en économie mais
des " ingénieurs de gestion ". Un titre qui s'obtient
à l'issue d'un parcours jalonné de nombreux obstacles
: selon les termes du directeur lui-même, Philippe
Biltiau, " le régime de Solvay est sévère ". Ouverte
sans examen à tous les étudiants francophones
titulaires d'un diplôme de niveau bac, l'Ecole
fait son " écrémage " au cours d'une première
année particulièrement intensive, que plus de
60% des étudiants ne parviennent pas à franchir.
" Des deux premières années de candidature jusqu'à
la fin des trois années de spécialisation, le
rythme reste très soutenu ; en moyenne nous avons
au moins 35 heures de cours par semaine ", souligne
Marek Hudon, qui ne semble pas effrayé par son
emploi du temps. Une sérénité favorisée par le
cadre de style Restauration et l'ambiance plutôt
joviale qui règne sur tout le campus du Solbosch.
Après être passé pendant
un semeste par une Business School étrangère -
Solvay possède des accords d'échanges avec les
plus prestigieuses d'entre elles -, les étudiants
choisissent en dernière année leur spécialisation
: finance, contrôle et fiscalité, marketing ou
enfin organisation et ressources humaines. Outre
la spécificité de ce parcours, qui ressemble parfois
à s'y méprendre au système français, on notera
l'originalité de l'esprit dans lequel se déroule
la formation. Comme l'ensemble des facultés de
l'ULB, celle des sciences sociales, politiques
et économiques, à laquelle Solvay appartient,
est marquée par la philosophie du Libre-examen
développée au milieu du 19ème par le créateur
de l'université, Théodore Verhaegen. Ce mode de
pensée, individualiste et pragmatique au sens
positif de ces termes, est toujours très perceptible
dans les amphis et les lieux de vie des campus
de l'ULB.
L'un des atouts majeurs de
cette école qui a formé nombre de ministres belges
et de célébrités (le scénariste de Largo Winch,
Jean Van Hamme, est un ancien élève !), est sans
conteste son ouverture internationale. Selon Marek
Hudon, " plus de la moitié des 1600 étudiants
sont d'origine étrangère, et la part des étrangers
non-francophones devrait s'accroître rapidement
". En plein cœur de l'Europe, au carrefour des
cultures latines et germaniques, Solvay attire
des étudiants venus parfois de très loin et les
prépare à des carrières internationales. Le réseau
des anciens, de plus en plus dynamique dans les
capitales européennes, est un outil de choix pour
les étudiants et les jeunes diplômés.
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Le local des associations étudiantes

Le campus du Solbosch
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